Observatoire des notifications des PAN en Belgique francophone


Compilation et analyse par Jean-Marc Wattecamps, responsable du réseau d'enquêteurs du COBEPS, en date du 31 décembre 2016

    Introduction

    Les objectifs de cet observatoire sont :
    1. de présenter un état des lieux régulier et cumulé des notifications de PAN en Belgique francophone, toutes organisations confondues ;
    2. sur base de ces données de présenter les principales caractéristiques spatio-temporelles des observations notifiées ;
    3. d'identifier ce qui pourrait être un signal porteur d'informations empiriquement nouvelles en les distinguant du bruit créé par des identifications erronées de phénomènes naturels connus ou anthropiques ;
    4. de questionner les données pour inviter des chercheurs à approfondir certains aspects du phénomène.

    Ce travail est réalisé par le COBEPS, mais il reprend aussi des données collectées et partagées par d'autres organisations et en particulier Belgisch UFO-meldpunt et SOS-OVNI Belgique, le REUB ou le groupe Origine

    Il s'agit de proposer un aperçu de l'activité ufologique belge (Wallonie et à Bruxelles) aussi complet que possible. Toutes vos données sont les bienvenues. Conformément à une décision du COBEPS, ce rapport ainsi que ses données peuvent être reprises, copiées, modifiées pour autant que le travail qui en résulte soit distribué avec les mêmes conditions de distribution et dans un but non lucratif. La source doit également être mentionnée dans son intégralité : en ce cas www.cobeps.org. Ce type de licence est une « Creative Commons » et signifiée par le logo en bas de page à gauche. Pour plus de renseignements : http://creativecommons.org.

    1. Présentation des notifications1 au 31 décembre 2016

    Les données présentées ne concernent que les observations faites par des personnes situées sur le territoire belge au moment de l'observation et, essentiellement, dans le centre et le sud du pays. Pour le nord du pays (Flandre), nous vous invitons à consulter le site du Belgisch UFO-meldpunt. Un accord d'échange de notifications existe entre ces deux organisations. Les échanges avec SOS-OVNI sont aussi fréquents mais non formalisés. Origine accepte que nous reprenions les données qu’ils publient dans le forum : les ovnis : forum ufologique ; forum qui est lui-même à la source de certaines notifications.

    Sont retenus tous les signalements de phénomènes aérospatiaux non identifiés par les témoins directs. Ils sont centralisés dans une base de données maintenue par le COBEPS depuis 2010 (année du début du relevé). L'observatoire étudie les données compilées depuis lors.

    Les observations reprises dans ce texte ont été réalisées au plus tard le 31 décembre 2016. La plus ancienne remonte à 1953. Elle nous a été signalée en 2015. Le nombre total de notifications recensée à cette date est de 697 (au 31/12/2016). Il était de 597 à la fin décembre 2015 (dernier observatoire). Il y a 51 notifications relatives au deuxième semestre 20162, contre 61 à la même période l'année dernière.

    Le COBEPS reçoit également trimestriellement 1 ou 2 notifications pour des observations réalisées par des témoins situés en dehors du territoire belge. Elles ne sont pas reprises dans cette base de données.

    Collecte des notifications

    Ce fichier tend vers l’exhaustivité. Nous ne disposons cependant pas de toutes les sources et il est probable que certaines notifications nous échappent. Nous compilons tout ce que nous trouvons sur Internet grâce, entre autres, aux « Alertes Google » avec les mots-clés suivants : « phénomène aérien non-identifié Belgique, ovni Belgique, ovni Brabant, ovni Bruxelles, ovni Charleroi, ovni Hainaut, ovni Liège, ovni Luxembourg, ovni Mons, ovni Namur, ovni Nivelles, ovni Tournai, pan Belgique, soucoupe volante Belgique, triangle belge, ufo Belgium, vague belge. » Nous excluons de cette recherche les vidéos YouTube ou Dailymotion qui ne présentent pas assez d’informations pour en identifier avec certitude : les auteurs, lieux, dates, heures. Nous ne compilons pas les sites non francophones pour le moment. D’autre part, nous recevons régulièrement des signalements via des organisations partenaires et exceptionnellement des autorités.

    Tableau 1 : destinataire des signalements
    Destinataire du signalement Nombre Pourcentage
    COBEPS
    414
    59,40%
    Forum/blog internet étranger
    54
    7,75%
    REUB
    50
    7,17%
    ovni-ufologie.com
    40
    5,74%
    Presse/TV/radio
    35
    5,02%
    Forum/blog internet belge
    35
    5,02%
    SOS-OVNI
    25
    3,59%
    Belgisch UFO-meldpunt
    19
    2,73%
    AREPS
    19
    2,73%
    GERU
    2
    0,29%
    GEIPAN
    2
    0,29%
    Police
    1
    0,14%
    MUFON
    1
    0,14%
    Total général
    697
    100,00%

    Seule 33 signalements sont incomplets au niveau des dates d’observation ou de signalement. La majorité des observations sont signalées par les témoins dans les tout premiers jours. Internet facilite cette réactivité : 46,54 % des notifications arrivent dans les 24h et 54,37 % dans les 48h (figure 1 : les deux premières colonnes). Cela permet aux enquêteurs de prendre contact avec les témoins rapidement, ce qui est indéniablement un bénéfice pour la qualité de la mémoire des faits.

    Figure 1 : rapidité du signalement d'une observation par un des témoins

    Les notifications récentes concernant des observations anciennes portent sur des phénomènes généralement plus complexes et intéressants, mais il est également plus difficile d’enquêter. Cela concerne la dernière colonne de la figure 1 : des notifications qui mentionnent des observations datant de plus d’un an, souvent de plusieurs années, voire dizaines d’années (au nombre de 67). La difficulté réside principalement dans la qualité altérée de la mémoire des témoins et la difficulté, lors du retour sur les lieux de l’observation, de pouvoir reconstituer les faits, en raison de la modification des lieux. Les témoins ont parfois déménagé et il n’est alors plus évident d’avoir accès au lieu de l’observation.


    2. Caractéristiques spatio-temporelles des observations

    2.1. Distribution spatiale des témoins

    Voici une représentation cartographique réalisée à partir de toutes les positions des différents témoins pour les 697 observations signalées. Il s'agit d'une carte chromatique établie via l'application Google ©2015 Fusion Table (Maps API Heatmap layer) et du fond géographique GeoBasis-DE/BKG (©2009) Google. Le rayon d'influence de la valeur choisie est de 25 pixels et l'opacité de la couche de 65 %.


    Figure 2 : carte de chaleur représentant 644 notifications portées à la connaissance du COBEPS au 30 juin 2016

    On observe que les taches colorées vont du vert au jaune, puis au rouge. Elles signalent des densités croissantes de témoins. Cette distribution spatiale correspond à celle des principales agglomérations avec quatre zones où la densité est encore plus importante (en rouge) : Bruxelles, le Brabant Wallon (Ottignies-LLN-Wavre), la ville de Liège et Charleroi, Namur, Mons et le Hainaut occidental. Pour rappel, nous n’avons pas tenu compte des données récoltées en Flandre par Belgisch UFO-meldpunt.

    Cette représentation cartographique n’a qu’une valeur d’illustration. Pour confirmer cette relation visuelle entre densité de population, urbanisation et position des témoins de PAN, il conviendrait de réaliser une étude géostatistique complète.


    2.2. Distribution temporelle des observations

    2.2.1. Annuellement

    L’année 2012 a comptabilisé le plus de notifications avec respectivement 124 cas. Nous assistons depuis lors à une diminution constante des signalements à l’exception de l’année 2015. Il n’y a eut que 79 signalements en 2016, soit le nombre le plus réduit depuis 2010, année qui n’est pas significative, car la collecte n’avait pas encore été systématisée.

    Figure 3 : Evolution annuelle du nombre des signalements, on observe une diminution régulière depuis 2012

    Cette tendance à l’échelle annuelle est claire visuellement mais le nombre d’années disponibles pour valider statistiquement cette diminution n’est pas encore suffisante.


    Classement GEIPAN

    Au terme d'une enquête plus ou moins approfondie, selon les cas3 on classe les phénomènes aériens en :

    • A sont parfaitement identifiés ;
    • B qui sont probablement identifiés ;
    • C qui sont bien investigués mais l'information disponible ne permet pas de se prononcer sur l'identification ;
    • D qui restent non identifiés par des personnes compétentes qui disposent d'assez d'informations pour se prononcer suite à une enquête approfondie.

    Le COBEPS a ajouté le code « X » à sa base de données dans la colonne consacrée au classement GEIPAN. Ce code a été appliqué aux données de l’ensemble de la base en février 2016. « X» signifie « non investigué » : il n’y a pas eut réellement d’investigation et donc les renseignements sont insuffisants.

    Pour le COBEPS, le classement PAN C veut dire bien investigué, assez étrange, mais difficile à trancher parce que certaines hypothèses sont invérifiables par manque de connaissance (phénomènes rares, mal documentés, compétences insuffisantes dans l’équipe et chez les personnes ressources) ou faute d’accès à l’information pour vérification (cas anciens par exemple).

    Les PAN C du COBEPS sont des cas présentant une certaine étrangeté. Pour le GEIPAN, les indices d'étrangeté des PAN C sont faibles, les hypothèses d'explications sont non vérifiables et les cas sont dit faiblement « consistant ». Voir à ce propos les nouvelles consignes de classement du GEIPAN

    Dans notre base de données vous trouverez encore le code « EC » : évaluation en cours dans le champ/la colonne GEIPAN.


    Tableau 2 : Classement GEIPAN par année
    a b c d Total général
    2010
    7
    8
    9
    2
    26
    2011
    38
    17
    19
    5
    79
    2012
    36
    36
    8
    4
    84
    2013
    40
    22
    8
    3
    73
    2014
    36
    21
    7
    2
    66
    2015
    27
    23
    5
    1
    56
    2016
    22
    12
    1
    35
    Total général
    206
    139
    57
    17
    419

    La proportion de PAN D chute constamment depuis 2010 comme on peut le constater dans le tableau 2.

    La diminution constante de la proportion des PAN D, s'explique certainement par l'approfondissement des enquêtes. Celui-ci est permis, entre autres, grâce à un meilleur accès à l'information météorologique, astronomique, aéronautique ; ou par un meilleur traitement des données photographiques.
    (cfr. version vidéo et version PDF)

    Notons que 11 enquêtes sont encore ouvertes et en cours d'évaluation et que le nombre de PAN D peut légèrement évoluer pour l'année 2015.

    2.2.2. Mensuellement

    Une étude détaillée de la variabilité mensuelle du nombre de signalements des cinq dernières années (2011, 2012, 2013, 2014 et 2015) a été réalisée et a abouti à la mise en place d’un système de surveillance de l’activité ufologique en Belgique francophone. Nous ignorons en détail ce qui justifie ou non le signalement des observations par les témoins. En plus de la présence effective d’un « signal » qui est l’augmentation d’une activité OVNI réelle, les facteurs qui peuvent influencer les témoins sont nombreux : médias, météo, naissance d’une nouvelle association ufologique… L’analyse des séries temporelles permet, pour autant qu’elle couvre une période assez grande et assez homogène en termes de collecte de l’information, d’intégrer ces différents facteurs dans un modèle prévisionnel. Toutes choses restant égale par ailleurs, ce modèle permet de relever des hausses anormales des signalements et donc de constater ou prévenir une vague. La figure 4 montre le relevé mensuel des notifications positionné arbitrairement le 15 de chaque mois.

    Figure4 : série temporelle du nombre mensuels de signalements du 01/2010 au 06/2016

    La série est encore imparfaitement modélisée par l’outil d’analyse des séries temporelles « M12 » qui fait référence en la matière. Nous ne pouvons pas utiliser les possibilités de prévision de l’outil. Par contre, nous avons pu montrer qu’à l’intérieur d’un même mois, la distribution des signalements est conforme à la loi de Poisson ; ce qui permet d’établir des minima et des maxima probables mois par mois et des prévisions raisonnables dans l’année en cours. Voici dans la figure 5 les prévisions du nombre de signalements pour 2016 et les réalisations mois par mois.

    L'étude est disponible à l'adresse suivante.


    Figure 5 : prévisions et observations du nombre de signalements mensuels en 2016


    La droite bleue indique que les observations restent globalement dans l’intervalle de probabilité des autres courbes. La première partie de l’année est entièrement dans l’intervalle « ordinaire ». Les mois de juillet et août ont plutôt été dans la moyenne supérieure des dernières années avec des valeurs élevées mais pas anormales. Par contre depuis septembre 2016, le nombre de notifications est particulièrement faible par rapport aux cinq dernières années.

    Nous estimons que l’on entre dans une vague d’ampleur lorsque deux valeurs anormales successives sont atteintes ou dépassées.


    3. Analyse signal/bruit

    Selon les moyens disponibles, l'importance de l'observation et suivant les circonstances (collaboration avec d'autres organisations, disponibilité d'enquêteurs...), le COBEPS analyse ces notifications et les classifie selon la codification GEIPAN. Des enquêtes approfondies sont menées et débouchent sur des rapports dont certains sont rendus publics. Le COBEPS est parfois amené à évaluer des cas signalés à d'autres organisations, s'ils n'ont pas été classés. Chaque association ou groupement dispose de ses propres protocoles et nous retenons bien entendu leur classement dans la base de données le cas échéant.

    Évaluations réalisées par le COBEPS :

    • 375 cas ont été classés A/B/C ou D selon la nomenclature GEIPAN
    • 56 ont débouché sur la production d'un compte rendu d'enquête (CRE) ou d'un rapport (RDE) ;
    • 39 dossiers d'enquêtes sont publiés sur notre site Internet ;
    • 11 cas sont en cours d'évaluation ou d'investigation par le COBEPS.

    3.1. Classification GEIPAN

    Les modifications réalisées dans l’encodage des PAN C aboutit à des changements dans les proportions par rapport aux derniers observatoires (voir 2.2.1.). Le fait que les données présentées dans ce rapport soient présentées par compilation et pas par période permet de garantir un traitement uniforme et des chiffres corrects.

    Seuls 20 phénomènes restent non identifiés (toutes associations confondues) sur 444 cas classés selon la nomenclature GEIPAN. Le taux global de PAN D (phénomène non identifié après enquête) est de 4,5 %.


    Figure 6 : répartition en classe GEIPAN

    Si, on ne considère que les cas enquêtés en profondeur par le COBEPS, et donc les 56 qui ont débouché sur un compte rendu d’enquête ou d’un rapport, le taux est de 19 %. Ce taux n’est cependant pas significatif. Les enquêtes qui mènent à des CRE et de RDE sont diligentées, après une première sélection, pour déterminer ceux qui ont le plus de chance de présenter de l’étrangeté (plusieurs témoins, durée d’observation significative, taille apparente égale ou supérieure à la Lune, contour observable). Ce taux de PAN D dans les rapports serait cependant le plus représentatif si les enquêtes étaient réalisées aléatoirement parmi l’ensemble des signalements et aboutissaient toutes à des CRE et RDE.

    3.2. Analyse des phénomènes de types A et B

    Ce que l’on peut dire c’est que dans la plupart des cas, l’identification des phénomènes de type A est très rapide et évidente. Elle ne nécessite généralement pas d’enquête approfondie. Les cas B sont un peu plus difficiles à identifier, car il manque des paramètres ou ils sont partiellement contradictoires avec l’identification.

    L’une des constances des témoignages qui aboutissent à un classement A et B, c’est que les descriptions sont suffisamment précises et conformes pour permettre une identification souvent assez rapide par l’enquêteur. Les témoins ne sont pas victimes d’illusions, n’expriment pas de fantasme mais seulement ce qu’ils ont observé selon leur point de vue.

    Les identifications les plus fréquentes de ces dernières années restent très largement les lanternes célestes. À elles seules, elles représentent 50,15 % des 379 observations identifiées (PAN A et B). Étant donné cette fréquence très significative, le COBEPS a mis au point un système d’identification semi-quantitatif.

    Nous examinons les notifications au regard de six paramètres. La présence ou l’absence de l’un de ces paramètres induit une cotation chiffrée qui est additionnée (+) ou retirée (-). Le total est comparé à un seuil. Cette comparaison valide ou non l’explication.

    Les six paramètres :

    + Direction du vent
    + Jour de la semaine
    + Nombre de PAN
    + Couleur
    + Durée de vie
    - Trajectoire non conforme

    Nous n’observons toujours pas, en 2016, l’émergence d’explications de type drones, ballons ou cerfs-volants équipés de leds qui sont susceptibles de tromper des observateurs et en particulier la nuit.


    Tableau 3 : les cinq identifications les plus fréquentes
    Explication PAN A PAN B Total
    Lanternes célestes
    112
    67
    179
    Avions
    19
    21
    40
    Météores
    7
    10
    17
    Vénus
    9
    4
    13
    ISS
    11
    2
    13

    Figure 7 : typologie des identifications

    3.2.1. Grands types d'explication

    Les aéronefs désignent tous objets artificiels capables d'évoluer dans l'atmosphère. Les aérostats sont des plus 'légers'4 que l'air. Il s'agit des lanternes, ballons, ballons leds, montgolfières, ballons-sonde et dirigeables. Ces objets sont totalement ou en partie tributaires des vents (les dirigeables beaucoup moins). Les aérodynes sont des objets plus 'lourds' que l'air : planeurs, deltaplanes, ULM, maquettes, drones, hélicoptères, fusées, missiles, et avions. En principe ces derniers sont moins sensibles aux courants aériens et peuvent même se déplacer à contre-sens.

    La catégorie astronautique désigne des objets de fabrication humaine en orbite terrestre (satellite et station spatiale). Les objets astronomiques sont les étoiles filantes, météores, comètes, planètes et autres phénomènes naturels spatiaux. Dans les divers se trouvent : des lumières projetées, feux d’artifices, lumières au sol ou sur supports en hauteur, les plasmas atmosphériques (éclairs, foudre en boule,…), les effets d’optiques, les oiseaux, les canulars… La majorité des explications, plus de 78%, concernent des objets situés au sol ou à basse altitude (troposphère).

    Les canulars, farces, mythomanies ou les visions résultant de psychopathologies sont excessivement rares. Nous recensons 8 cas dans cet ensemble, soit un peu moins de 2 % des explications. Nous n'encodons pas les signalements totalement farfelus qui sont réalisés par des personnes qui ont visiblement l'intention de se moquer de nous. Ces cas sont encore plus rares, nous en avons relevés trois seulement depuis la mise en place du formulaire.

    On peut donc dire que les témoins sont sincères, en attente de réponses et sont persuadés que le COBEPS et les autres organisations ufologiques traiteront honnêtement leurs signalements. La population semble prendre notre activité au sérieux et nous sommes loin d’être inondés de messages dénigrants ou moqueurs. Ceci est en contradiction avec les réactions du public aux articles rédigés par la presse et diffusés sur Internet où les personnes qui le souhaitent peuvent réagir. Dans ces articles le ton des personnes qui réagissent est souvent à la moquerie.