Observatoire des notifications des PAN en Belgique francophone


Compilation et analyse par Jean-Marc Wattecamps, responsable du réseau d'enquêteurs du COBEPS, en date du 30 juin 2016

    Introduction

    Les objectifs de cet observatoire sont :
    1. de présenter un état des lieux régulier et cumulé des notifications de PAN en Belgique francophone, toutes organisations confondues ;
    2. sur base de ces données de présenter les principales caractéristiques spatio-temporelles des observations notifiées ;
    3. d'identifier ce qui pourrait être un signal porteur d'informations empiriquement nouvelles en les distinguant du bruit créé par des identifications erronées de phénomènes naturels connus ou anthropiques ;
    4. de questionner les données pour inviter des chercheurs à approfondir certains aspects du phénomène.

    Ce travail est réalisé par le COBEPS, mais il reprend aussi des données collectées et partagées par d'autres organisations et en particulier Belgisch UFO-meldpunt et SOS-OVNI Belgique ou le REUB.
    Il s'agit de proposer un aperçu de l'activité ufologique belge (Wallonie et à Bruxelles) aussi complet que possible. Toutes vos données sont les bienvenues. Conformément à une décision du COBEPS, ce rapport ainsi que ses données peuvent être reprises, copiées, modifiées pour autant que le travail qui en résulte soit distribué avec les mêmes conditions de distribution et dans un but non lucratif. La source doit également être mentionnée dans son intégralité : en ce cas www.cobeps.org. Ce type de licence est une « Creative Commons » et signifiée par le logo en bas de page à gauche. Pour plus de renseignements : http://creativecommons.org.

    1. Présentation des notifications1 au 30 juin 2016

    Les données présentées ne concernent que les observations faites par des personnes situées sur le territoire belge au moment de l'observation et, essentiellement, dans le centre et le sud du pays. Pour le nord du pays, nous vous invitons à consulter le site du Belgisch UFO-meldpunt. Un accord d'échange de notifications existe entre ces deux organisations. Les échanges avec SOS-OVNI sont aussi fréquents mais non formalisés.

    Sont retenus tous les signalements de phénomènes aérospatiaux non identifiés par les témoins directs. Ils sont centralisés dans une base de données maintenue par le COBEPS depuis 2010 (année du début du relevé). L'observatoire étudie les données compilées depuis lors.

    Les observations reprises dans ce texte ont été réalisées au plus tard du 30 juin 2016. La plus ancienne remonte à 1953. Elle nous a été signalée en 2015. Le nombre total de notifications recensée à cette date est de 644 (au 30/06/2016). Il était de 597 à la fin décembre 2015 (denier observatoire). Il n'y a que 30 notifications relatives au premier semestre 20162, contre 34 à la même période l'année dernière.

    Le COBEPS reçoit également trimestriellement 1 ou 2 notifications pour des observations réalisées par des témoins situés en dehors du territoire belge. Elles ne sont pas reprises dans cette base de données.

    Collecte des notifications

    Ce fichier tend vers l’exhaustivité. Nous ne disposons cependant pas de toutes les sources et il est probable que certaines notifications nous échappent. Nous compilons tout ce que nous trouvons sur Internet grâce, entre autres, aux « Alertes Google » avec les mots-clés suivants : « phénomène aérien non-identifié Belgique, ovni Belgique, ovni Brabant, ovni Bruxelles, ovni Charleroi, ovni Hainaut, ovni Liège, ovni Luxembourg, ovni Mons, ovni Namur, ovni Nivelles, ovni Tournai, pan Belgique, soucoupe volante Belgique, triangle belge, ufo Belgium, vague belge. » Nous excluons de cette recherche les vidéos YouTube ou Dailymotion qui ne présentent pas assez d'informations pour en identifier avec certitude : les auteurs, lieux, dates, heures. Nous ne compilons pas les sites non francophones pour le moment. D'autre part, nous recevons régulièrement des signalements via des organisations partenaires et exceptionnellement des autorités.

    Tableau 1 : destinataire des signalements
    Destinataire du signalement Nombre Pourcentage
    Cobeps
    372
    57,76%
    Forum/blog internet étranger
    51
    7,92%
    REUB
    47
    7,30%
    ovni-ufologie.com
    40
    6,21%
    Presse/TV/radio
    35
    5,43%
    Forum/blog internet belge
    31
    4,81%
    SOS-OVNI
    24
    3,73%
    AREPS
    19
    2,95%
    Belgisch UFO-meldpunt
    19
    2,95%
    GEIPAN
    2
    0,31%
    GERU
    2
    0,31%
    MUFON
    1
    0,16%
    Police
    1
    0,16%
    Total général
    644
    100,00%

    Nous disposons de la date d'observation et de la date de notification dans 615 cas sur 644 soit un excellent taux d'information de 95,50 %. La majorité des observations sont signalées par les témoins dans les tout premiers jours. Internet facilite cette réactivité : 46,18 % des notifications arrivent dans les 24h et 53,98 % dans les 48h (figure 1 : les deux premières colonnes). Cela permet aux enquêteurs de prendre contact avec les témoins rapidement, ce qui est indéniablement un bénéfice pour la qualité de la mémoire des faits.

    Figure 1 : rapidité du signalement d'une observation par un des témoins

    Les notifications récentes concernant des observations anciennes portent sur des phénomènes généralement plus complexes et intéressants, mais il est également plus difficile d'enquêter. Cela concerne la dernière colonne de la figure 1 : des notifications qui mentionnent des observations datant de plus d'un an, souvent de plusieurs années, voire dizaines d'années. La difficulté réside principalement dans la qualité altérée de la mémoire des témoins et la difficulté, lors du retour sur les lieux de l’observation, de pouvoir reconstituer les faits, en raison de la modification des lieux. Les témoins ont parfois déménagé et il n’est alors plus évident d’avoir accès au lieu de l’observation.


    2. Caractéristiques spatio-temporelles des observations

    2.1. Distribution spatiale des témoins

    Voici une représentation cartographique réalisée à partir de toutes les positions des différents témoins pour les 644 observations signalées. Il s'agit d'une carte chromatique établie via l'application Google ©2015 Fusion Table (Maps API Heatmap layer) et du fond géographique GeoBasis-DE/BKG (©2009) Google. Le rayon d'influence de la valeur choisie est de 25 pixels et l'opacité de la couche de 65 %. Nous avons pondéré la valeur par le nombre de témoins.


    Figure 2 : carte de chaleur représentant 644 notifications portées à la connaissance du COBEPS au 30 juin 2016

    On observe que les taches colorées vont du vert au jaune, puis au rouge. Elles signalent des densités croissantes de témoins. Cette distribution spatiale correspond à celle des principales agglomérations avec quatre zones où la densité est encore plus importante (en rouge) : Bruxelles, le Brabant Wallon (Ottignies-LLN-Wavre), la ville de Liège et Charleroi. Pour rappel, nous n'avons pas tenu compte des données récoltées en Flandre par Belgisch UFO-meldpunt.

    Cette représentation cartographique n'a qu'une valeur d'illustration. Pour confirmer cette relation visuelle entre densité de population, urbanisation et position des témoins de PAN, il conviendrait de réaliser une étude géostatistique complète.


    2.2. Distribution temporelle des observations

    2.2.1. Annuellement

    Une analyse annuelle n'a pas de sens au mois de juin. Nous présentons ci-dessous les données de 2010 à 2015. Il n'y a que très peu de changements par rapport tableau établi fin 2015, seules quelques notifications tardives concernant cette période nous sont parvenues et, depuis lors, quelques enquêtes ont été achevées (Tableau 2 dernières ligne se rapportant au total des 545 signalements relatifs à la période 2010-2015).

    S'il n'y a pas d'événement particulier d'ici la fin de l'année, le nombre de signalements de 2016 sera comparable à celui des années 2011 à 2015.

    Les années 2012 et 2013 ont comptabilisé le plus de notifications avec respectivement 122 et 103 cas. De 2012 à 2014, nous pensions assister à une diminution constante des signalements mais l'année 2015 présente un nombre de signalements en hausse. Cette situation est peut-être due : à une intensification des recherches de signalements, à un effet médiatique, à une augmentation des observations par rapport aux années précédentes mais elle peut être aussi due à un ensemble de phénomènes aléatoires complexes qui se combinent et présentent une distribution normale. À l'exception de l'année 2010 (année de la mise en place de cet observatoire), le nombre de signalements varie entre 86 et 124. La moyenne entre 2011 et 2015 est de 100 signalements. L'écart type est relativement faible : 14,58.

    On peut tester le caractère « anormal » d'une donnée dans une série aléatoire à l'aide du test de Dixon (Q-test). Testons-la pour l'année 2012 qui récence 124 observations. Le calcul pour notre échantillon donne une valeur de 0,579. La probabilité que cette valeur soit anormale est de l'ordre de 10 % (table par exemple ici). Le nombre de 124 signalements n'est donc pas anormal. Par contre, il est encore difficile de déterminer des tendances annuelles à l'aide de moyennes glissantes.

    Tableau 2 : tableau de données des distributions annuelles représentées dans la figure 3

    PAN 2010 2011 2012 2013 2014 2015 Total général
    A
    7
    38
    36
    40
    36
    27
    184
    B
    8
    17
    36
    22
    21
    23
    127
    C
    9
    18
    8
    8
    7
    5
    55
    D
    2
    5
    4
    3
    2
    1
    16
    EC
    0
    0
    3
    1
    1
    5
    11
    NI
    8
    17
    36
    29
    26
    36
    152
    Total général
    34
    95
    123
    103
    93
    97
    545

    Classement GEIPAN

    Au terme d'une enquête plus ou moins approfondie, selon les cas3 on classe les phénomènes aériens en :

    • A sont parfaitement identifiés ;
    • B qui sont probablement identifiés ;
    • C qui sont bien investigués mais l'information disponible ne permet pas de se prononcer sur l'identification ;
    • D qui restent non identifiés par des personnes compétentes qui disposent d'assez d'informations pour se prononcer suite à une enquête approfondie.

    Cfr tableau 2

    Le COBEPS a ajouté le code « NI » à sa base de données dans la colonne consacrée au classement GEIPAN. Ce code a été appliqué aux données de l'ensemble de la base en février 2016. « NI » signifie « non investigué » : il n'y a pas eut réellement d'investigation et donc les renseignements sont insuffisants. Cette décision résulte du fait que la classe PAN C était surreprésentée à cause de ces cas non investigués.

    Pour le COBEPS, le classement PAN C actuel veut dire bien investigué, assez étrange, mais difficile à trancher parce que certaines hypothèses sont invérifiables par manque de connaissance (phénomènes rares, mal documentés, compétences insuffisantes dans l'équipe et chez les personnes ressources) ou faute d'accès à l'information pour vérification (cas anciens par exemple). Beaucoup de cas précédemment classés en PAN C sont donc passés en « NI ».


    Les PAN C du COBEPS sont des cas présentant une certaine étrangeté. Pour le GEIPAN, les indices d'étrangeté des PAN C sont faibles, les hypothèses d'explications sont non vérifiables et les cas sont dit faiblement « consistant ». Voir à ce propos les nouvelles consignes de classement du GEIPAN
    Le code « EC » : évaluation en cours remplace le code O (moins explicite).

    Figure 3 : distribution annuelle des observations classées

    La proportion de PAN D chute constamment depuis 2010 comme on peut le constater dans la figure 3.

    La diminution constante de la proportion des PAN D, s'explique certainement par l'approfondissement des enquêtes. Celui-ci est permis, entre autres, grâce à un meilleur accès à l'information météorologique, astronomique, aéronautique ; ou par un meilleur traitement des données photographiques.
    (cfr. version vidéo et version PDF)

    Notons que 11 enquêtes sont encore ouvertes et en cours d'évaluation et que le nombre de PAN D peut légèrement évoluer pour l'année 2015.

    2.2.2. Mensuellement

    Une étude détaillée de la variabilité mensuelle du nombre de signalements a été réalisée et a abouti à la mise en place d'un système de surveillance de l'activité ufologique en Belgique francophone. Le caractère saisonnier semble évident. Les mois d’août et de septembre (vacances et météo clémente – ciel dégagé) sont plus riches en signalements ainsi que les mois de décembre et janvier (en particulier autour des fêtes de noël et de nouvel-an).

    Figure 4 : série temporelle du nombre mensuels de signalements du 01/2010 au 06/2016

    La série est imparfaitement modélisée par l'outil d'analyse des séries temporelles « M12 » qui fait référence en la matière. Nous ne pouvons pas utiliser les possibilités de prévision de l'outil. Par contre, nous avons pu montrer qu'à l'intérieur d'un même mois, la distribution des signalements est conforme à la loi de Poisson ; ce qui permet d'établir des minima et des maxima probables et des prévisions raisonnables sur base des cinq années d'observation. Voici dans la figure 5 les prévisions du nombre de signalements pour 2016 et les réalisations mois par mois. La droite bleue indique les observations qui restent dans l'intervalle de probabilité. Le mois de juin 2016 a été particulièrement peu prolifique avec seulement deux signalements ce qui est la valeur limite de faible activité ufologique.

    L'étude est disponible à l'adresse suivante.


    Figure 5 : prévisions et observations du nombre de signalements mensuels en 2016


    2.2.3. Hebdomadairement

    Lorsqu'on examine la répartition des cas dans la semaine, on observe que les week-ends sont propices aux observations. Le samedi regroupe à lui seul 25,12 % des observations et le week-end (vendredi compris4) près de 56 %.

    Figure 6: répartition hebdomadaire des observations et PAN D


    Cette constatation tend à renforcer l'idée que la disponibilité des témoins potentiels joue un grand rôle dans le nombre de notifications. Nous avions constaté, dans l'analyse de la répartition géographique des observations, qu'il y a davantage de notifications dans les zones plus densément peuplées.

    Les PAN D suivent globalement la même distribution hebdomadaire, mais le pourcentage de PAN D observés le samedi monte à 31,57 %. Le nombre de PAN D (ici 19) n'est cependant pas très important et ces différences sont peu significatives.


    2.2.4. Dans la journée

    La répartition horaire montre que les observations se font principalement en soirée de 19 h 00 à 23 h 00. Les observations de PAN D suivent aussi à cette distribution comme le montre la figure 7. Il y a cependant un pic vers une heure du matin pour les PAN D.

    Cette répartition peut s'expliquer encore une fois par une plus grande disponibilité des témoins et par le fait qu'on remarque davantage spontanément une lumière de nuit même petite qu'un objet qu'il soit lumineux ou non en plein jour.

    Figure 7 : répartition des observations et des PAN D dans une journée


    3. Analyse signal/bruit

    Selon les moyens disponibles, l'importance de l'observation et suivant les circonstances (collaboration avec d'autres organisations, disponibilité d'enquêteurs...), le COBEPS analyse ces notifications et les classifie selon la codification GEIPAN. Des enquêtes approfondies sont menées et débouchent sur des rapports dont certains sont rendus publics. Le COBEPS est parfois amené à évaluer des cas signalés à d'autres organisations, s'ils n'ont pas été classés. Chaque association ou groupement dispose de ses propres protocoles et nous retenons bien entendu leur classement dans la base de données le cas échéant.

    Évaluations réalisées par le COBEPS :

    • 356 cas ont été classés A/B/C ou D selon la nomenclature GEIPAN
    • 55 ont débouché sur la production d'un compte rendu d'enquête (CRE) ou d'un rapport (RDE) ;
    • 38 dossiers d'enquêtes sont publiés sur notre site Internet ;
    • 11 cas sont en cours d'évaluation ou d'investigation par le COBEPS.

    3.1. Classification GEIPAN

    Les modifications réalisées dans l'encodage des PAN C aboutit à des changements dans les proportions par rapport aux derniers observatoires (voir 2.2.1.). Le fait que les données présentées dans ce rapport soient présentées par compilation et pas par période permet de garantir un traitement uniforme et de chiffres corects.

    Seuls 20 phénomènes restent non identifiés (toutes associations confondues) sur 423 cas classés selon la nomenclature GEIPAN. Le taux global de PAN D (phénomène non identifié après enquête) est de 4,7 %.


    Figure 8 : répartition en classe GEIPAN

    Si, on ne considère que les cas enquêtés en profondeur par le COBEPS, et donc les 56 qui ont débouché sur un compte rendu d'enquête ou d'un rapport, le taux est de 19 %. Pour ces cas, les enquêtes sont diligentées, après une première sélection, pour déterminer ceux qui sont les plus « intéressants » (plusieurs témoins, durée d'observation significative, taille apparente égale ou supérieur à la Lune, contour observable). Ce taux de PAN D dans les rapports serait le plus représentatif si les enquêtes étaient réalisées aléatoirement parmi l'ensemble des signalements et aboutissaient toutes à des CRE et RDE.

    3.2. Analyse des phénomènes de types A et B

    Ce que l'on peut dire c'est que dans la plupart des cas l'identification des phénomènes de type A est très rapide et évidente. Elle ne nécessite généralement pas d'enquête approfondie. Les cas B sont un peu plus difficiles à identifier, car il manque des paramètres ou ils sont partiellement contradictoires avec l'identification.

    L'une des constances de ces témoignages qui aboutissent à un classement A et B, c'est que les descriptions sont suffisamment précises et conformes pour permettre une identification souvent assez rapide par l'enquêteur. Les témoins ne sont pas victimes d'illusions, n'expriment pas de fantasme mais seulement ce qu'ils ont observé selon leur point de vue.

    Les identifications les plus fréquentes de ces dernières années restent très largement les lanternes célestes. A elles seules, elles représentent 50,45% des 335 observations identifiées (PAN A et B). Le COBEPS a mis au point un système d'identification semi-quantitatif des lanternes en considérant 6 paramètres :

    + Direction du vent
    + Jour de la semaine
    + Nombre de PAN
    + Couleur
    - Trajectoire non conforme

    Nous n'observons pas, l'émergence d'explications de type drones, ballons ou cerfs-volants équipés de leds qui sont susceptibles de tromper des observateurs et en particulier la nuit.


    Tableau 3 : les cinq identifications les plus fréquentes
    Explication PAN A PAN B Total
    Lanternes célestes
    106
    63
    169
    Avions
    17
    19
    36
    Météores
    7
    9
    16
    ISS
    11
    2
    13
    Vénus
    8
    4
    12
    Figure 9 : typologie des identifications

    3.2.1. Grands types d'explication

    Les aéronefs désignent tous objets artificiels capables d'évoluer dans l'atmosphère. Les aérostats sont des plus 'légers'5 que l'air. Il s'agit des lanternes, ballons, ballons leds, montgolfières, ballons-sonde et dirigeables. Ces objets sont totalement ou en partie tributaires des vents (les dirigeables beaucoup moins). Les aérodynes sont des objets plus 'lourds' que l'air : planeurs, deltaplanes, ULM, maquettes, drones, hélicoptères, fusées, missiles, et avions. En principe ces derniers sont moins sensibles aux courants aériens et peuvent même se déplacer à contre-sens.

    La catégorie astronautique désigne des objets de fabrication humaine en orbite terrestre (satellite et station spatiale). Les objets astronomiques sont les étoiles filantes, météores, comètes, planètes et autres phénomènes naturels spatiaux. Dans les divers se trouvent : des lumières projetées, feux d'artifices, lumières au sol ou sur supports en hauteur, les plasmas atmosphériques (éclairs, foudre en boule,…), les effets d'optiques, les oiseaux, les canulars…

    Les canulars, farces, mythomanies ou les visions résultant de psychopathologies sont excessivement rares. Nous recensons 7 cas dans cet ensemble, soit un peu moins de 2 % des explications. Nous n'encodons pas les signalements totalement farfelus qui sont réalisés par des personnes qui ont visiblement l'intention de se moquer de nous. Ces cas sont encore plus rares, nous en avons relevés trois seulement depuis la mise en place du formulaire.

    On peut donc dire que les témoins sont sincères, en attente de réponses et sont persuadés que le COBEPS et les autres organisations ufologiques traiteront honnêtement leurs signalements. La population semble prendre notre activité au sérieux et nous sommes loin d'être inondés de messages dénigrants ou moqueurs. Ceci est en contradiction avec les réactions du public aux articles rédigés par la presse et diffusés sur Internet où les personnes qui le souhaitent peuvent réagir. Dans ces articles le ton des personnes qui réagissent est souvent à la moquerie.


    4. Questions de recherche

    4.1. Les PAN D présentent-ils des caractéristiques différentes ?

    Au niveau géographique

    Figure 10: comparaison géographique de la densité de témoins toutes observations (à gauche – figue 2) et PAN D (à droite)

    A l'échelle régionale, il n'y a pas de différence majeure, mais on observe un léger décentrage des zones à forte densité de PAN D (à droite sur la figure 10) par rapport aux zones où les témoins d'observations sont les plus nombreux (à gauche). Cette constatation doit être validée par d'autres méthodes que la simple comparaison visuelle des deux cartes.

    Existe-t-il des « points-chauds » pour l'activité ufologique ?

    La question du lien entre la densité de population et le nombre de PAN D reste également ouverte.

    Au niveau temporel

    Au niveau hebdomadaire, ou de la répartition des observations à l'intérieur d'une journée, il n'y a pas de différence très nette entre les PAN D et l'ensemble des observations comme on a pu l'observer dans les figures 5 et 6. Par contre, la proportion mensuelle de PAN D est beaucoup plus grande dans les 6 premiers mois de l'année et en particulier en avril et juin (figure 4). En tous les cas, il y a peu de cas D en été alors que le nombre d'observations est plus élevé. Il est difficile pour le moment de valider ces observations étant donné le peu de recul et le nombre très réduit de données (15 cas).

    Existe-t-il des moments particuliers qui peuvent expliquer l'effet observé des vagues d'OVNI ?



  1. Notification = signalement d'une observation d'un Phénomène Aérospatial Non-identifié (PAN). Il y a probablement beaucoup plus d'observations mais elles ne sont pas signalées.
  2. 7 notifications réalisées ce semestre concernaient des observations antérieures au 01/01/2016.
  3. Les notifications ne mènent pas toujours à des enquêtes complètes. Celles-ci dépendent en premier lieu des organisations qui ont reçu le signalement.
  4. La toute grande majorité des observations comme on le verra au paragraphe 2.2.3., se fait en soirée. On considère que le weekend débute le vendredi soir.
  5. Plus 'léger' ou plus 'lourd' que l'air est une formule impropre. Les plus légers ont un volume d'air chaud ou de gaz, enfermé dans une enveloppe, qui a une masse volumique inférieure à celle de l'air extérieur.